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Évolution des villes en panne & en pointe côté rénovation énergétique selon une enquête SeLoger

Annoncé le 3 septembre 2020, le Plan de relance économique fait une place importante au logement,  le Gouvernement entend soutenir le secteur de la construction et du bâtiment tout en contribuant aux économies d’énergie et à la réduction de gaz à effet de serre.

Rénover nos logements, nos bâtiments publics, nos écoles, nos hôpitaux ou nos EHPAD, c’est moins de CO2, moins de dépenses énergétiques et financières et une meilleure qualité de vie pour nos concitoyens, mais c’est aussi plus d’emplois et de métiers de proximité. Pour toutes ces raisons, la rénovation énergétique sera le premier axe de notre action.” annonce Emmanuelle Wargon, ministre du logement dans le plan de relance pour le logement du 3 septembre 2020

Le Plan de relance prévoit un appui financier en faveur de la rénovation des bâtiments d’un montant de près de 6,7 Milliard€ sur deux ans dont 2 milliards seront consacrés à la rénovation de logements privés.

Quel est l’état actuel des travaux à réaliser en France? Le groupe SeLoger vous présente son analyse sur l’évolution de la proportion de logements classés F ou G au terme des diagnostics de performance énergétiques (DPE)

Quelles sont les villes au top et les villes en panne aujourd’hui ?

Le terme passoire thermique est utilisé pour les logements classés F ou G selon les diagnostics de performance énergétiques (DPE). SeLoger a mené une étude sur les villes françaises comprenant plus de 100 000 habitants et a comparé le nombre de logements mal isolés durant la période de janvier à août 2020 avec ceux de 2019 à la même période.

Globalement, les villes franciliennes font de grands progrès concernant la consommation énergétique des logements. Parmi les villes ayant réduit la proportion de passoire énergétique, on retrouve Annecy qui arrive en tête du classement avec –73% de logements mal isolés, suivi par Lyon –66% et Angers –57% par rapport à 2019.

Cependant il reste encore des mauvais élèves qui ont augmenté leur nombre de logements classés F ou G et parmi eux, Rennes avec +61%, suivi de Saint-Denis et ses +56% et Boulogne Billancourt +26%.

En d’autres termes, les villes citées ci-dessus ne sont pas les villes qui ont les plus ou le moins de logements passoires, ce sont celles qui ont le mieux ou le moins bien lutter contre ces mauvaises performances énergétiques.

Il est intéressant aussi de noter que la capitale est la ville qui contient le plus grand nombre de logements passoires. Bien que cette année la proportion de ces logements ait diminué de 13% par rapport à 2019, il reste encore près de 12% de logements mal isolés dans la ville de Paris.

La situation géographique d’une ville peut jouer en faveur ou non face à la performance énergétique d’un logement. En effet, que l’on se retrouve dans le nord de la France où le climat est plutôt froid tandis que dans le sud où il fait chaud et doux toute l’année, il est plus ou moins difficile de gérer l’efficacité de la performance énergétique des logements.

La rénovation, pour qui ?

Grâce à ces 2 Milliards € sur 2 ans, le dispositif MaPrimeRénov de base destiné aux ménages à revenus moyens et modestes devient accessible à tous les propriétaires et copropriétaires quels que soient les revenus. Dans un but de diminuer le nombre de logements dits passoires thermiques, les ménages ayant un logement avec l’étiquette DPE F ou G, recevront un bonus financier de la part de l’Etat.

Selon une enquête de Cofidis intitulée “Les Français et la rénovation de leur logement”, 54% des français ont l’intention de faire des travaux de rénovation prochainement. “C’est le 2ème projet le plus populaire après partir en voyage”. En moyenne, le budget envisagé par les français pour effectuer leurs travaux de rénovation est de 9550 €. Cependant ⅓ affirment que le manque de budget est aussi une des raisons pour laquelle ils ne font pas de travaux de rénovation.

Enfin, les aides proposées par l’État ne sont pas encore très connues par les français, seuls 9% déclarent faire appel à ces dispositifs “Verts” ce qui prouve un manque d’information trop important.

Pour en savoir plus sur cette enquête de cofidis, cliquez sur ce lien

Retrouvez plus d’informations sur l’étude de SeLoger ici