Marché immobilier Français : quelles sont les tendances ?

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2020 touche à sa fin, et ce n’est pas pour nous déplaire. En quelques mois, l’épidémie de Covid a bouleversé chaque pan de l’économie, sans épargner l’immobilier : après 3 mois d’interruption brutale pendant le confinement, le marché connaît depuis le déconfinement une raréfaction de l’offre, ce qui a un impact évident sur les prix, et l’activité des professionnels de l’immobilier. Faisons le point sur la situation du marché immobilier, grâce aux données du Baromètre LPI-SeLoger.   

 

Les prix continuent de grimper

Premier indicateur de la santé du marché, les prix immobiliers sont scrutés avec attention. 

Selon les données du Baromètre LPI-SeLoger, le prix de l’immobilier ancien en France progresse de 5,9 % sur 1 an pour atteindre 3 861 €/m², contre seulement +4,4% il y a un an à la même époque. Cette hausse des prix immobiliers est aussi forte que générale : la plupart des grandes villes voient leurs prix augmenter, certaines jusqu’à plus de 10% sur un an. A titre d’exemple, le prix immobilier à Lyon enregistre ainsi 11,7 % de hausse, tandis que le prix au mètre carré au Havre progresse de 10,4 % sur l’année.

Ce phénomène repose sur plusieurs facteurs : 

– D’une part, les taux d’emprunts sont toujours extrêmement attractifs, ce qui booste la demande,
– D’autre part, on assiste à une raréfaction de l’offre, due à une chute des (re)ventes sur une longue période,
– Enfin, malgré des taux historiquement bas, les conditions d’octroi des prêts immobiliers se sont durcies, pénalisant les primo-accédants. Ainsi, les ménages aisés, qui réalisent les transactions aux montants les plus élevés, sont surreprésentés sur le marché, ce qui gonfle artificiellement la moyenne du prix de l’immobilier hexagonal.

L’amenuisement des stocks de logements disponibles concerne la quasi-totalité du pays, ce qui permet de re-partager la demande. En effet, certaines villes qui furent un temps boudées par les acquéreurs voient leurs prix remonter et s’approcher progressivement du niveau qui devrait être le leur. Ainsi, certains quartiers qui souffraient jusqu’alors d’un déficit d’attractivité reviendraient sur le devant de la scène immobilière.

 

Les recherches des Français évoluent

La banalisation du télétravail et les envies de nature créés par le confinement font évoluer les recherches immobilières. Ainsi, les Franciliens élargissent désormais le périmètre de leur recherche immobilière et envisagent de s’installer en province pour 23% d’entre eux, d’après une étude de septembre dernier. Ils étaient pourtant 86% à vouloir racheter en Ile-De-France en février dernier, preuve que le confinement a bouleversé de nombreux projets.

A l’inverse, selon la même étude, 96 % des provinciaux comptent bien le rester, bien qu’aucune région n’ait véritablement vu exploser son attractivité post-confinement, ce qui révèle que les Français préfèrent cantonner leur recherche immobilière dans les limites de leur région.

Pour autant, le confinement semble avoir remis en question le mode de vie des Français, générant de nouveaux critères de recherche : logements plus spacieux (sur nos sites, les requêtes portant sur des maisons avaient ainsi progressé de 25 % par rapport à 2019), et des régions agréables à vivre : bord de mer, campagne…

 

Les acquéreurs gardent le moral

Selon une enquête réalisée par OpinionWay pour le compte de SeLoger du 3 au 17 septembre 2020, les acquéreurs gardent  confiance dans l’aboutissement de leurs projets immobiliers, malgré la situation incertaines et génératrice de doutes.

Pour un acheteur sur deux , la crise sanitaire pourrait avoir pour conséquence de faire baisser les prix des logements, et d’entraîner une remontée de l’offre de logements disponibles (divorces, décès, déménagements à la campagne…). Une prédiciotn à contre-courant des chiffres précédement cités.

Selon la même étude, alors que 43 % des sondés avouent hésiter à acheter en ce moment, la même proportion estime que c’est encore le moment d’acheter, et seulement 14 % des personnes interrogées estiment que le timing n’est pas propice à un achat immobilier. De bonne augure pour la profession, qui peut compter sur la confiance des Français pour leur achat immobilier. D’ailleurs 6 futurs acheteurs sur 10 ne doutent pas une seule seconde que leur projet immobilier aboutira dans les six prochains mois.

 

 

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