BAROMÈTRE LPI-SELOGER décembre : les tendances des marchés immobiliers à fin novembre

Progression des prix moins rapide dans l’ancien

Après deux années d’accélération, la hausse des prix des logements anciens avait commencé à ralentir durant l’été 2017. Le rythme d’augmentation des prix signés mesuré sur un an a alors plafonné à 4.5 % de juillet à septembre 2017, puis il a commencé à ralentir durant l’automne, pour terminer l’année à 4.1 %. Le ralentissement s’est poursuivi tout au long de 2018 et en novembre les prix ont cru au rythme de 3.5 % sur un an.

C’est sur le marché des maisons que le ralentissement a été le plus précoce : dès le début de 2018, le rythme de la hausse était retombé à 3.1 % (contre + 4.2 % durant l’été 2017). Alors que les tensions sur les prix des appartements ont persisté jusqu’en juin 2018 : le ralentissement a depuis été rapide. Et en novembre, les prix des appartements et des maisons augmentaient à un rythme comparable.

Il n’y a guère de raison pour que les tensions sur les prix réapparaissent dans les prochains mois : la baisse des prix proposés par les vendeurs constatée pendant plusieurs mois contribue à cela. Les offreurs acceptent de réviser leurs ambitions à la baisse, afin de ne pas risquer de reporter la réalisation de la vente au printemps prochain.

 

Nouveau ralentissement de la hausse des prix dans le neuf

Alors que le secteur de la construction connaît un recul de son activité, aussi bien chez les constructeurs de maisons individuelles que chez les promoteurs, la hausse des prix ralentit encore. En novembre, le rythme de progression des prix mesuré sur un an a été de + 2.3 %, contre + 3.2 % en décembre 2017. Ce ralentissement fait écho à la dégradation des aides publiques à l’accession à la propriété et à l’investissement locatif privé : la demande en a été d’autant plus fragilisée que la reprise de l’inflation avait déjà érodé son pouvoir d’achat.

C’est toujours sur le marché des constructeurs de maisons individuelles que le ralentissement de la hausse des prix est le plus marqué : alors que la demande a reculé de 15 % depuis un an, les prix n’ont cru que de 2.7 % depuis novembre 2017, soit deux fois moins qu’en fin de l’année dernière. Dans le collectif, où le décrochage de la demande est plus récent, le rythme de progression des prix ralentit plus modérément : avec + 2.2 % en novembre, contre + 2.7 % en décembre 2017.

Comme la demande ne devrait guère se redresser d’ici la fin de l’année, le ralentissement de la hausse des prix va se poursuivre.

 

Moindre tension sur les prix dans les grandes villes

En novembre, les prix signés ont reculé (au cours des 3 derniers mois et/ou sur un an) ou n’ont progressé que lentement, sous l’inflation, dans 70 % des grandes villes.

Alors que presque partout les tensions sur les prix des appartements anciens s’allègent au fil des mois, les hausses restent rapides (au moins 10 % sur un an) à Bordeaux, à Limoges et à Rennes. Mais si la progression des prix ralentit depuis le début du printemps à Bordeaux, elle se poursuit au même rythme sur Rennes et elle tend à s’accélérer à Limoges. Sur cette dernière ville, la hausse des prix amorcée au printemps ressemble à un rattrapage, après plus d’une année de baisse des valeurs et d’atonie de la demande.  

Mais sur un an les prix baissent depuis le printemps dans la moitié des villes de 100 000 à 200 000 habitants (comme Amiens, Brest, Mulhouse ou Tours) où la demande n’a pas réussi à rebondir, en dépit des conditions de crédit qui lui sont proposées. Et au cours des trois derniers mois, les prix ont reculé dans des villes de plus de 200 000 habitants telles Grenoble, Le Havre, Lille, Strasbourg ou Villeurbanne. Alors qu’ils n’ont que très faiblement augmenté à Paris.      

 

Un mois de novembre sans éclat

Depuis la fin de l’été dernier, les enquêtes de conjoncture réalisées auprès des ménages soulignent la dégradation de leur moral. Ainsi, comme la dernière enquête de la Banque de France en témoigne, la demande de crédits immobiliers adressée aux banques a encore reculé en novembre, pour le 18ème mois consécutif. Pourtant, les établissements bancaires n’ont cessé d’améliorer les conditions de crédit qu’ils proposent aux emprunteurs, avec notamment des taux d’intérêt inférieurs à l’inflation depuis juin dernier et des exigences réduites à l’égard des apports personnels demandés.

Mais rien ne semble en mesure d’atténuer la dégradation de la demande : la hausse des prix de l’immobilier a partout altéré sa solvabilité et la suppression des aides personnelles à l’accession a contrarié les projets des ménages modestes. Le nombre de compromis mesuré en niveau annuel glissant recule donc toujours, de 5.8 % à fin novembre, en niveau annuel glissant.

 

Des marges encore en baisse

En novembre, France entière, la marge de négociation s’est établie à 4.3 %, en moyenne : 3.7 % pour les appartements et 4.9 % pour les maisons.

Dans l’ensemble les marges baissent toujours : la fragilité de la demande oblige les vendeurs à réduire les prix qu’ils proposent pour réaliser les ventes, comme cela se constate depuis l’été dernier. Sur le marché des appartements, au-delà des fluctuations constatées d’un mois sur l’autre, elles s’établissent maintenant à près de 20 % sous leur moyenne de longue période. Sur le marché des maisons, les marges diminuent rapidement depuis septembre, pour rejoindre leurs plus bas niveaux.

Dans des régions où les marges sont les plus hautes (Auvergne ou Poitou-Charentes), la révision des prix par les vendeurs s’efforce de limiter le recul de l’activité du marché observé depuis l’été. En revanche dans des régions où les marges sont déjà très basses (Alsace ou Bourgogne), l’activité se dégrade toujours rapidement.

 

Des situations toujours contrastées en Province

Depuis quelques mois, l’activité du marché de l’ancien se redresse dans certaines régions : parfois rapidement (Champagne-Ardenne et Picardie, par exemple) ou souvent plus lentement (Languedoc-Roussillon et Lorraine, par exemple). Ce redémarrage qui s’est appuyé bien souvent sur l’embellie saisonnière de la demande bénéficie pleinement des conditions de crédit proposées.  

En revanche, la reprise du marché ne parvient pas à s’affirmer dans d’autres régions (Alsace, Aquitaine et Bretagne, par exemple), les hausses de prix constatées par le passé ayant nettement pesé sur la demande. Et en général, l’activité recule toujours dans les régions où la hausse des prix reste soutenue, ou lorsque la demande et son pouvoir d’achat sont malmenés par la conjoncture économique et/ou les décisions publiques du début de l’année.

 

Des évolutions très différentes entre les métropoles

La hausse des prix des appartements et des maisons reste très rapide sur les métropoles de Bordeaux et de Rennes. Sur ces deux métropoles, les hausses de prix constatées sur la ville-centre sont nettement plus vives qu’en périphérie, autant pour les appartements que pour les maisons.

Moins rapide que sur les métropoles précédentes, la hausse est cependant soutenue sur celles de Nancy et de Nantes. Mais sur ces deux métropoles, la hausse des prix des appartements est de même ordre, entre la ville-centre et la périphérie. En revanche, si sur la métropole de Nantes les prix des maisons augmentent deux fois plus vite dans le centre qu’en périphérie, les évolutions restent comparables sur la métropole de Nancy entre le centre et la périphérie.

En revanche, les prix des appartements baissent toujours sur les métropoles d’Aix-Marseille-Provence et de Brest, alors qu’ils stagnent maintenant sur celle de Lille : sur la métropole de Brest, pourtant la moins chère de toutes les métropoles, l’évolution constatée s’explique par le recul des prix dans la ville-centre.

Alors que les prix des maisons ne diminuent/n’augmentent que légèrement sur les métropoles de Brest et de Rouen-Normandie pourtant déjà les moins chères. En outre, sur la métropole de Brest et à l’inverse de celle de Rouen-Normandie les prix des maisons restent plus élevés en périphérie que sur la ville-centre : exprimant les préférences d’une demande résolument attirée par les maisons individuelles.

Baromètre LPI-SeLoger décembre 2018 publié par sarah.kroichvili

Comment réussir sa première année d’activité en agence ?

Vous venez d’ouvrir votre agence immobilière ? Félicitations, vous entamez une belle aventure ! Comme toute entreprise qui débute, la première année sera cruciale pour sa pérennité. Disons-le clairement, vous n’avez pas droit à l’erreur ! Voici donc quelques pistes à emprunter et quelques travers à éviter…

1. Méthode et innovation : les maîtres-mots d’un bon agent immobilier

De la prise de contact à la signature d’un acte authentique de vente, les étapes sont multiples et parfois compliquées. Le processus d’accompagnement des vendeurs ou des acquéreurs est depuis longtemps parfaitement défini par tous les agents immobiliers sérieux. C’est une méthode qui a fait ses preuves et qui vous a été enseignée ou que vous avez acquise sur le tas. Suivez-la : ne cherchez pas à changer ce qui marche. En revanche, soyez à l’affût de l’innovation utile qui vous permettra de vous démarquer de vos concurrents : prise de vue aérienne et 3D pour des visites virtuelles par exemple. Un immobilier 2.0 à la fois empreint de tradition et de modernisme !

2. Ne rentrez pas du mandat pour rentrer du mandat

Vous allez devoir travailler d’arrache-pied pour vous constituer un portefeuille. Les mandats d’aujourd’hui sont les ventes de demain ! C’est vrai, mais à condition de prendre vos mandats au bon prix. Trop de jeunes agents immobiliers se brûlent les ailes en multipliant les mandats invendables. Gardez à l’esprit que le prix d’affichage détermine l’attractivité d’un bien. Trop cher, vous n’aurez aucun contact sur ce dernier et vous mécontenterez le vendeur que vous n’avez pas su raisonner. Il vous fera mauvaise réputation et c’est exactement ce que vous devez éviter à tout prix.
Sachez manager fermement votre équipe à ce sujet : il est fondamental ! Ne transigez pas avec la réalité du marché, il en va de la survie de votre agence.

Sachez prendre du repos

Jeune entrepreneur, vous êtes passionné et vous ne comptez pas vos heures. C’est bien, mais êtes-vous certain de pouvoir tenir le rythme ? Le succès ne se construit pas sur un burn-out ! Sachez préserver votre vie personnelle en vous ménageant des temps de repos. Un souci de l’équilibre qui vous permettra de voir clair et d’aller loin !

3. Recrutez un noyau dur expérimenté

Votre recrutement devra être particulièrement soigné. Attachez-vous à recruter au moins un agent immobilier expérimenté qui saura guider et inspirer le reste de votre équipe. Vous vous appuierez sur cette personne pour ébaucher et développer votre culture d’entreprise. L’efficacité ne se décrète pas, elle résulte d’un bon dosage entre méthode et talent. Limitez votre masse salariale au strict nécessaire. Voir trop grand trop vite vous conduira droit dans le mur ! Petit conseil : équilibrez votre équipe en termes d’âge et de sexe. Un panachage qui vous permettra de vous adresser efficacement au plus grand nombre.

4. Ne négligez pas le terrain

L’immobilier, c’est beaucoup de « paperasse ». Un administratif incontournable pour finaliser un compromis de vente par exemple. Attention à ne pas en rajouter de trop avec la maladie de la « réunionite » et une avalanche d’indicateurs. Plus vos collaborateurs et vous-même serez sur le terrain, plus votre visibilité sera importante et votre sens du marché aiguisé. Ce travail de terrain vous permettra de constituer un portefeuille riche et varié. Même si votre agence physique est particulièrement bien placée, vous ne devez pas compter sur les seuls vendeurs qui poussent la porte d’entrée.

5. Soignez votre marketing

Vous être nouveau sur la place et il va falloir vous faire un nom. Ce n’est pas le moment de minimiser vos dépenses en matière de marketing. Votre enseigne, ses couleurs et ses logos doivent rapidement devenir familiers aux habitants de votre secteur. Ils seront tôt ou tard vendeurs, acquéreurs, bailleurs ou aspirants locataires. Faites-vous accompagner par une bonne agence de communication qui saura vous aider à développer votre notoriété comme votre e-réputation. Du flyer à Facebook, vous devez être partout !

La première année d’une agence immobilière est capitale. Elle sonne le « la » de toutes celles qui suivront et que l’on vous souhaite nombreuses. En prenant d’emblée les bonnes attitudes, vous inspirez confiance à la clientèle et vous vous imposez comme une référence dans le secteur. Travail assidu et choix judicieux en perspective !

Pourquoi ne peut-on plus faire l’impasse sur les réseaux sociaux ?

La renommée de l’enseigne dans le secteur de l’immobilier est déterminante. Sans elle, pas de clients. Qu’il s’agisse de se faire connaître auprès du grand public ou de tisser un réseau de professions connexes, les réseaux sociaux sont devenus incontournables. Que vous vous lanciez ou que vous recherchiez un second souffle, vous ne pouvez pas être absent de Facebook, YouTube, LinkedIn ou Viadeo !

Les réseaux sociaux : un enjeu majeur pour les agents immobiliers

Pour le meilleur et pour le pire, les réseaux sociaux ont envahi la société : 33 millions de Français sont sur Facebook et 30 millions sur YouTube tandis que 13 millions de professionnels ont un profil LinkedIn et 4 millions utilisent Viadeo. Ces chiffres démontrent à eux seuls l’importance du phénomène qu’aucune entreprise ne peut négliger aujourd’hui. L’e-notoriété s’impose comme une préoccupation majeure de l’entrepreneur. Il s’agit bien sûr de faire connaître sur la toile son nom, ses couleurs, ses services et son professionnalisme. Véritable thermomètre du marché, les réseaux sociaux permettent d’appréhender l’état d’esprit des consommateurs qui y partagent leur expérience et donnent leur avis. Une connexion qui permet donc un échange d’informations dans les deux sens entre l’entreprise et sa cible. Attention à ne pas considérer cette réalité comme accessoire ! Elle met clairement en place un mode de relation sociale inédit et dématérialisé que l’entreprise ne saurait ignorer.

L’ère de l’omni-connexion

Avec plus de 39 millions d’utilisateurs en France, le smartphone entérine l’entrée de la société dans l’ère de l’omni-connexion. C’est un outil qui permet aux mobinautes de passer près de 2 heures par jour sur les réseaux sociaux. Une véritable manne à ne pas négliger !

Notre conseil : si vous êtes d’une génération rétive aux réseaux sociaux, désignez un de vos jeunes collaborateurs pour animer la page Facebook de votre agence immobilière en échange d’une petite participation à son CA. Un accord gagnant-gagnant !

L’utilisation des réseaux sociaux

Qu’il s’agisse de recruter, de développer son réseau de professionnels en rapport avec l’activité immobilière (diagnostiqueurs, notaires, maçons, déménageurs, factotums…) ou de soigner son e-réputation, les réseaux sont autant d’alliés au quotidien du responsable d’agence immobilière. C’est une seconde révolution numérique pour le marché de l’immobilier qui avait été totalement changé à la fin des années 90 par l’arrivée du web. La commercialisation des biens à la vente ou à la location s’était à l’époque totalement dématérialisée grâce au net. Aujourd’hui, les réseaux sociaux relaient la commercialisation effectuée sur le site de l’agence et les portails immobiliers, mais ils permettent aussi de prospecter ou de s’offrir une bonne publicité peu coûteuse. Ils complètent la révolution numérique engagée il y a 20 ans.

Un outil marketing à part entière

Les réseaux sociaux vous permettent d’attirer leurs aficionados vers votre site ou blog immobilier. En publiant de l’information sur l’actualité du secteur (changements législatifs, fiscaux, état du marché, nouveaux projets, évolutions du PLU…), vous vous imposez comme une source fiable et intéressante. Vos publications sont likées et partagées : un bouche-à-oreille digital qui fait toute la différence. Votre nom s’impose dans le paysage numérique. Plus votre trafic monte, plus votre référencement Google progresse. Un cercle vertueux se met en place. Cette démarche relève de ce que les spécialistes nomment « inbound marketing ». En publiant régulièrement un contenu informatif, vous tissez un lien privilégié avec votre cible. Vous faites de la publicité sans avoir l’air d’en faire et son impact en est décuplé. Vous allez chercher vos futurs clients là où ils se trouvent par l’intermédiaire de leur écran de PC, de tablette ou de smartphone. Vous construisez une véritable communauté autour de votre page Facebook ou de votre chaîne YouTube.

Une agence immobilière ne peut pas plus ignorer aujourd’hui les réseaux sociaux qu’elle ne pouvait ignorer le web à la fin des années 90 ! Une activité qui prend certes du temps, et ce n’est pas forcément ce dont vous disposez le plus en tant qu’agent immobilier… Mais c’est un temps particulièrement rentable. Plus que jamais : « time on social network is money » !

Devenir agent immobilier en franchise : ce qu’il faut savoir

La franchise vous offre l’avantage de l’accompagnement et de la notoriété. Une solution qui vous séduit et vous voulez en savoir plus. Définition, fonctionnement et coût : on vous dit tout de la franchise appliquée au métier d’agent immobilier.

Une franchise, qu’est-ce que c’est ?

Fort de son succès, un entrepreneur peut décider de développer son concept et son affaire par le biais de la franchise. En tant que franchiseur, il propose aux acteurs du même secteur d’activité l’exploitation de son enseigne, son savoir-faire, sa renommée, sa logistique et le bénéfice de son accompagnement d’expert. En plus de la transaction financière qui l’initie, la franchisation implique pour le franchisé le strict respect des méthodes et des règles déontologiques définies par le franchiseur. Le transfert de renommée et d’expérience du franchiseur vers le franchisé constitue un avantage indéniable pour s’imposer dans le paysage immobilier local.

L’immobilier : un milieu fortement franchisé

La franchise répond efficacement à toutes les problématiques de l’agent immobilier qui ouvre sa propre agence. Elle offre un soutien important dans un univers juridique, fiscal et technique complexe, et la renommée d’une enseigne connue au plan national. Parfait pour inspirer d’emblée confiance aux propriétaires et aux acquéreurs du secteur ! Une enseigne « vu à la télé » rassure pour la conduite d’un projet de vie important aux enjeux financiers élevés. C’est le cas notamment d’Orpi, Guy Hoquet, Laforêt, Century 21 ou ERA et de quelques autres dont les enseignes sont à présent connues dans toute la France. De nombreux agents immobiliers ont vu dans la franchise le moyen de mener une aventure entrepreneuriale à risques limités. Une solution clés en main qui leur a permis d’ouvrir leur agence plus aisément et de se faire une place plus facilement dans le paysage immobilier de leur ville.

La franchise dans l’immobilier

Les réseaux immobiliers de franchise ont pris une place importante ces dernières années dans le paysage immobilier français. La Fédération française de la franchise y recense pas moins de 56 franchiseurs et 3 420 franchisés. Un phénomène qui s’est accéléré après la crise de 2008-2009 qui avait entraîné la disparition d’un nombre important d’agences.

La franchise pour un agent immobilier, comment ça marche ?

La franchise se formalise par un contrat de partenariat entre le franchiseur et le franchisé. Ce dernier doit s’acquitter d’un droit d’entrée en franchise. Cette redevance initiale forfaitaire représente une somme d’argent à verser assez importante. Elle est néanmoins indispensable pour pouvoir rejoindre le réseau et bénéficier de tous ses avantages. Le franchiseur est ensuite rémunéré mensuellement via une redevance au titre de l’exploitation de son nom et du support qu’il apporte. Concrètement, les enseignes immobilières proposent des droits d’entrée compris entre 14 000 et 40 000 € selon leur renommée et leur positionnement sur le marché. Un coût qui s’ajoute à ceux inhérents à toute création d’entreprise : acquisition ou location d’un local, équipement bureautique et téléphonie, mobilier, recrutement et fonds de roulement. On estime que l’ouverture d’une agence immobilière en franchise nécessite au total un investissement initial de 50 000 à 150 000 € tous frais compris.

Les plus grosses franchises immobilières
− Orpi : 1 200 agences.
− Century 21 : 850 agences.
− Laforêt : 750 agences.
− Guy Hoquet : 500 agences.

Bon à savoir : lorsque plusieurs candidats à la franchise concourent dans un même secteur géographique, le franchiseur peut réclamer à l’un d’eux une somme pour la réservation de cette zone avant la signature du contrat en échange de l’exclusivité de celle-ci.

Si votre budget vous le permet et que vous avez identifié une franchise adaptée à votre cible, cette solution augmente indiscutablement vos chances de réussite. Elle offre des atouts non négligeables pour un agent immobilier, surtout dans un secteur hyperconcurrentiel. Sachez néanmoins que, pour être éligible, votre dossier de candidature devra être étayé par un apport personnel conséquent. Ne désespérez cependant pas si vous n’êtes pas éligible à la franchise, l’indépendance totale a aussi de bons côtés !

5 choses à ne pas faire lors d’une visite avec les clients

Parce qu’elle déclenche ou non le processus d’achat ou de location, toute visite de bien se conduit avec le plus grand soin. Elle se doit d’être maîtrisée de bout en bout. Agent immobilier, vous devez à tout prix éviter ces 5 erreurs fondamentales qui vous laissent peu de chances de conclure.

1. Un agent immobilier ne doit pas faire visiter un bien qu’il ne connaît pas

Votre agence possède un portefeuille de biens à vendre ou à louer important et varié. Une bonne chose pour votre chiffre d’affaires. Un bon agent immobilier connaît ses mandats comme ceux de ses collègues. Pour cela, il suffit d’accompagner ces derniers lors d’une visite ou d’organiser régulièrement des opérations « petit train ». Durant ces dernières, tous les négociateurs de l’agence sont conviés à visiter et à faire visiter les biens les plus récemment rentrés. Faire visiter un bien que vous n’avez jamais vu vous expose à ne pas le trouver, à rester bloqué devant une serrure récalcitrante et à passer pour incompétent face aux questions légitimes des visiteurs. La fiche négociateur ne fait pas tout !

2. Faire une visite aux mauvaises heures

Selon l’exposition d’un bien au soleil ou au bruit, il y parfois des heures à éviter et d’autres, au contraire, à privilégier. Faire visiter un appartement à proximité d’une école au moment de la sortie des classes ne vous aidera pas à trouver une place de stationnement. Une maison orientée plein ouest a toutes les chances d’être relativement sombre en matinée. N’hésitez pas, lors de la prise de mandat, à vous enquérir des heures où le quartier est sombre ou trop fréquenté. Des renseignements qui vous permettront d’éviter ces mauvaises heures qui obèrent les chances de séduction !

3. Faire visiter un bien sale ou en désordre

Si besoin, vous rappellerez à la prise de mandat au propriétaire que l’état de présentation de son bien est déterminant pour son projet de vente. Lorsqu’une visite est programmée, celui-ci doit faire le nécessaire pour présenter son appartement ou sa maison parfaitement propre et rangée. Si ce n’est pas le cas, excusez-vous auprès de l’acquéreur puis rappelez le vendeur pour lui expliquer qu’il a sa part de responsabilité dans la réussite d’une visite. Certaines vérités méritent d’être dites.

4. Cacher des éléments que vous connaissez

Un bien immobilier a ses atouts et ses points faibles. C’est ce qui fonde son prix. Fort d’une juste évaluation de ce dernier, vous n’avez pas à rougir des points faibles de l’appartement ou de la maison que vous présentez ! Sachez simplement proposer des solutions : une pièce à vivre trop petite peut être agrandie par une jolie véranda, un mode de chauffage énergivore peut être changé ou un simple vitrage remplacé ! Cacher un élément comme une servitude de tréfonds dans le jardin ou des travaux importants votés par la copropriété ne sert à rien. L’acquéreur en sera informé par le notaire et vous risquez de perdre la vente en même temps que la confiance de votre client ! La transparence s’impose comme une règle d’or à laquelle vous ne devez jamais déroger.

5. Aborder la question du prix

Si le visiteur connaît bien évidemment le prix de commercialisation du bien que vous lui présentez, n’abordez pas en cours de visite l’éventualité d’une négociation. Laissez le charme opérer et le potentiel acquéreur se prononcer. S’il pose la question, répondez-lui que vous discuterez de cela de retour à l’agence. Une négociation qui débute dans un salon devant le vendeur a toutes les chances d’aller droit dans le mur !

Prenez votre temps

Ne menez pas vos visites tambour battant ! Si pour vous cette visite s’inscrit dans votre routine quotidienne, elle est peut-être le début d’une belle histoire pour votre acquéreur. Sachez respecter vos clients vendeurs comme acquéreurs en leur consacrant le temps nécessaire : ni plus ni moins !

En évitant ces 5 erreurs, un agent immobilier a toutes les chances de présenter au mieux le bien ou l’appartement qui a retenu l’attention de son client. Le coup de cœur ne se décrète pas, mais vous aurez fait en sorte que rien ne s’y oppose !

6 conseils pour booster le trafic de votre site immo grâce à l’inbound marketing !

Vous prospectez sur le terrain et vous ne manquez jamais une occasion de faire de la pige téléphonique ? Ces deux activités sont sans conteste les incontournables du métier d’agent immobilier. Connaissez-vous leur complément digital, l’inbound marketing ? Une technique qui vous permet de booster votre trafic web et de capter un plus grand nombre de contacts. Pour tout savoir de ce marketing digital qui transforme l’audience en clients, suivez le guide !

L’inbound marketing, qu’est-ce que c’est ?

L’inbound marketing ou marketing entrant en français réunit les techniques utilisées dans une stratégie globale visant à faire venir le client à soi plutôt que de devoir aller le chercher là où il se trouve. Il s’agit concrètement de créer un média qui, par la qualité de ses informations, attire un maximum de visiteurs, d’identifier ces derniers et de recueillir leurs coordonnées grâce à des outils adaptés, d’accompagner ce contact devenu client jusqu’à la réalisation de son projet et d’en faire en fin de compte un ambassadeur de votre enseigne. Pour un agent immobilier, l’inbound marketing présente un avantage psychologique de taille : son approche est non intrusive. Le client vient à vous parce qu’il est déjà en partie convaincu ! L’approche est facilitée et les risques d’échecs de la conversion sont largement moindres que ceux encourus dans une prospection classique dite « outbound » (phoning ou porte à porte).

 

L’inbound marketing : les règles à suivre pour un agent immobilier

  1. Créer un blog ou une chaîne d’informations immobilières

Vous le savez, les sujets ne manquent pas ! Évolutions législatives, fiscalité, aides à la construction ou à la rénovation, PLU, projets d’infrastructures et programmes neufs… Faire vivre votre média en délivrant des informations utiles et locales, c’est l’assurance de développer une audience de plus en plus large. Vous ciblez les propriétaires qui mûrissent un projet de vente ou les acquéreurs potentiels ? Vos contenus doivent donc être adaptés à cette cible et plus particulièrement à sa sociologie dans votre secteur. Une mise à jour régulière est impérative pour soigner son attractivité.

 

  1. Mettre en place des outils d’identification

Il s’agit en cours de consultation d’amener les visiteurs de votre média vers du click-to-call ou des formulaires permettant de recueillir leur profil et leurs coordonnées. Vous pouvez faire cela en proposant par exemple un abonnement à une newsletter par e-mail, un envoi d’alertes SMS pour vos publications importantes ou sur les réseaux sociaux grâce aux suivis de vos amis et abonnés, ou par une proposition d’estimation gratuite.

 

  1. Conversion des prospects en clients

Vous avez en main des contacts : maintenant, à vous de déployer tout votre savoir-faire pour les transformer en clients. Appel, découverte et proposition de services adaptés : transformez ces propriétaires vendeurs en mandats et ces acquéreurs potentiels en acheteurs. Une démarche sensiblement identique à ce que vous faites au quotidien avec les personnes qui poussent la porte de votre agence, sauf qu’ici la porte est digitale et c’est vous qui la poussez !

Sachez évaluer les performances de votre stratégie inbound .Pour adapter votre stratégie inbound, il faut savoir l’évaluer. Vos meilleurs indicateurs demeurent l’audience de votre média, le volume de conversions et votre CA. Votre objectif n’est pas d’informer pour informer mais bien de recueillir des contacts, de les qualifier et d’en faire des clients.

 

  1. Un suivi de bout en bout

En accompagnant vos clients du premier contact à la concrétisation de leur projet, vous allez leur témoigner votre professionnalisme. Satisfaits de vos services, vous leur proposez de laisser un mot sur l’espace forum de vos supports digitaux. Véritables ambassadeurs de votre enseigne ceux-ci vont nourrir la confiance nécessaire à toute relation commerciale saine. Un préalable particulièrement important dans le secteur de l’immobilier compte tenu de la nature des projets et des enjeux financiers.

Si elle prend du temps à se mettre en place et à s’ajuster, une bonne stratégie inbound peut s’avérer particulièrement rentable pour un agent immobilier. Un bon système inbound présente l’avantage de travailler 24 h/24 et 7 j/7. Un assistant fidèle qui vous permet de multiplier les contacts ! Votre portefeuille augmente tout comme votre fichier acquéreur et c’est l’essentiel, comme votre chiffre d’affaires.

SeLoger lance LouerVite.fr : le nouveau service 100% location

Né d’un besoin aujourd’hui incontournable d’accéder à une offre exhaustive et à des services spécifiques, sur un marché aujourd’hui dominé à 55% par les négociations entre particuliers, SeLoger propose avec LouerVite.fr une nouvelle approche du marché de la location.

Un site et des applications mobiles pour adresser plus efficacement le marché de la location

Fort du constat que la transaction et la location sont deux marchés complètement différents, souvent d’ailleurs matérialisés par des équipes spécifiques en agence, SeLoger crée un nouveau service dédié à la location.

L’ambition du groupe est multiple avec LouerVite :

Des services innovants pour les locataires…

SeLoger propose également à travers LouerVite plusieurs services innovants :

L’ensemble de ses services est orienté autour de deux grands axes : le mobile et le partage.

… et de solides opportunités pour les professionnels de l’immobilier

Les professionnels vont également bénéficier pleinement de la sortie de LouerVite.

En effet, toutes les annonces de location des clients de SeLoger sont automatiquement diffusées sur LouerVite, pour une meilleure exposition des annonces des professionnels.
Le regroupement des annonces professionnels / particuliers permet également de capter une audience nouvelle, ce qui apportera de facto plus de contacts qualifiés pour les pros.
Autre argument de poids, le fait de proposer aux bailleurs particuliers de diffuser leurs annonces de location sur LouerVite et SeLoger permet également de mieux adresser cette cible et de valoriser ainsi la valeur des services professionnels (mise en location et gestion locative).

Enfin, les services proposés comme le dossier de location dématérialisé sont un véritable gain de temps pour les agents en charge d’activités locatives.

Pas d’ouverture aux particuliers sur la transaction

En l’état actuel du marché, SeLoger n’a pas l’intention d’ouvrir aux particuliers la diffusion d’annonces sur le marché de la transaction.
En effet, contrairement au marché de la location :

SeLoger limitera donc la diffusion d’annonces de particuliers uniquement au secteur de la location, comme c’est déjà le cas depuis des années sur les activités vacances du groupe.

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter la page dédiée : http://pass-seloger.com/louervite/

Baromètre LPI-SeLoger Décembre 2015

Stabilisation des prix de l’ancien sur un an

Comme chaque année, les prix des logements anciens reculent avec l’arrivée de l’hiver. Mais cette année, le repli est moins marqué qu’à l’habitude. Ainsi, en novembre, les prix affichés par les vendeurs n’ont cédé que 0.1 % sur 3 mois, contre – 1.9 % en novembre 2014. Les prix affichés des maisons ont en effet augmenté (+ 0.6 % contre – 2.7 % il y a un an), alors que ceux des appartements baissaient encore doucement (- 0.5 % contre -1.4 % il y a un an).

Le retournement de conjoncture constaté sur le marché de l’ancien dès l’été 2014 imprime désormais ses effets sur la dynamique des prix. L’inversion de la courbe des prix constatée au printemps dernier est donc confirmée. En novembre, les prix signés s’établissent à 1.5 % au-dessus de leur niveau de novembre 2014 (0.6 % pour les appartements et 3.0 % pour les maisons).

Et au-delà du ralentissement saisonnier habituel, le rythme annuel d’évolution des prix signés est maintenant à la stabilité (avec – 0.3 % pour les appartements et + 0.6 % pour les maisons). Après 3 années de récession des prix des logements anciens, la parenthèse semble refermée. Et l’année 2016 devrait renouer avec la hausse des prix, même si elle reste très modérée.

Accélération de la hausse des prix du neuf

Après les hausses rapides constatées au printemps et au début de l’été, les prix des logements neufs ont reculé en novembre, au même rythme qu’il y a un an : ils ont diminué de 0.2 % au cours des 3 derniers mois (- 0.3 % pour les appartements et – 0.4 % pour les maisons). Ils se situent néanmoins à 2.3 % au-dessus de leur niveau d’il y a un an (2.7 % pour les appartements et 1.2 % pour les maisons).

En dépit du ralentissement saisonnier habituel durant l’automne, la hausse des prix du neuf s’accélère, sur un an : + 1.6 % (+ 1.8 % sur les appartements et + 0.9 % sur les maisons). L’année 2015 met donc fin à plusieurs années de recul des prix des logements neufs.

Recul saisonnier des prix

La progression des prix poursuit son ralentissement, comme chaque année à l’approche de l’hiver. Au cours des 3 derniers mois, les prix signés ont donc reculé dans près de 63 % des villes de plus de 150 000 habitants : à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Paris ou Toulouse, par exemple. Le recul est même rapide (plus de 3 %) à Lyon, Marseille ou Toulouse. La hausse se poursuit néanmoins, et parfois de façon assez vive (plus de 2 %), dans quelques villes : telles Lille, Montpellier ou Strasbourg, par exemple.

Ailleurs en Province, l’évolution des prix mesurée sur 12 mois reste modérée, tant à la hausse qu’à la baisse, dans la plupart des villes. Dans quelques villes, comme à Amiens ou à Besançon par exemple, la hausse des prix est néanmoins un peu plus rapide (un peu moins de 2 %), après une longue période d’hésitations. La tendance reste en revanche à la baisse à Brest ou à Perpignan, alors que le marché trébuche à Angers et à Metz.

Un mois de novembre affecté par les attentats

Chaque année, l’activité fléchit à l’approche de l’hiver. Mais cette année, le ralentissement est plus marqué qu’à l’habitude. D’abord parce que les derniers mois de 2014 avaient déjà renoué avec la reprise : le rythme des hausses en est donc d’autant atténué. Ensuite parce que les effets d’annonce autour du PTZ à l’ancien ont pu conduire des candidats à la primo accession à différer la réalisation de leurs projets jusqu’en 2016. Enfin parce que les attentats du 13 novembre ont paralysé une partie de la demande durant plusieurs semaines.

Après avoir progressé très rapidement jusqu’à l’automne, le rythme de la reprise a donc sensiblement fléchi en novembre : les ventes se sont néanmoins établies à 2.8 % au-dessus de leur niveau de novembre 2014.

Pour autant, la progression de l’activité est maintenant de 8.0 % sur un an.

Stabilité des marges en novembre

En moyenne France entière, la marge de négociation s’est établie à 4.9 % en novembre. Elle est de 4.8 % pour les appartements et de 4.9 % pour les maisons.

Les marges n’ont donc guère évolué en novembre. Dans les régions où les déséquilibres de marché perdurent, les marges restent fortes (Bretagne et Limousin, par exemple). Elles se maintiennent en revanche à bas niveau en Auvergne et en Midi-Pyrénées, comme d’ailleurs en Alsace, en Ile de France, en Lorraine et en Rhône-Alpes. Sur certains de ces marchés la pression de la demande reste pourtant forte. Mais partout les tensions sur les prix s’allègent avec l’arrivée de l’hiver, n’incitant guère à la surenchère : et cela devrait durer jusqu’au printemps prochain.

Poursuite de la progression des ventes en Province

En Ile de France, le niveau des ventes de logements anciens a été fortement impacté par les attentats de novembre. De l’ordre de 12 à 13 % des ventes ont ainsi été reportées ou abandonnées.

La reprise des ventes s’est en revanche poursuivie en Province, même si le ralentissement saisonnier du marché en a atténué l’expression. Ainsi, en Province, l’activité est maintenant supérieure de 4.0 % à son niveau de novembre 2014 : alors qu’en Ile de France, elles sont légèrement inférieures à leur niveau d’il y a un an (- 0.1 %).

Ainsi, même si en Province, les ventes sont toujours en retrait de 20 % par rapport au niveau de 2011 (la panne de la primo accession), elles augmentent de 9.1 % sur un an. En Ile de France, l’activité progresse encore de 5.4 % sur un an, en dépit du récent repli des ventes.

En bref :

En Bref

Téléchargez l’intégralité de l’analyse de Michel Mouillart et du baromètre LPI-SeLoger de Novembre en cliquant ici.

Baromètre LPI-SeLoger Novembre 2015 : Renforcement de la hausse des prix du neuf

Par Michel Mouillart, Professeur d’Economie à l’Université Paris Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

Hausse des prix des maisons sur un an

Après l’emballement des mois d’été, le rythme de la hausse des prix des logements anciens a commencé à fléchir en septembre. Le ralentissement saisonnier s’est confirmé en octobre. Le recul des prix affichés par les vendeurs est néanmoins deux fois moins rapide qu’il y a un an, à la même époque : et le repli est en outre comparable pour les maisons et pour les appartements (- 1.0 % sur 3 mois).

Et même si l’activité du marché de l’ancien reste soutenue, en dépit du tassement saisonnier des ventes, les prix signés reculent eux aussi, mais moins vite qu’il y a un an : – 1.3 % sur 3 mois (- 1.0 % pour les appartements et – 1.9 % pour les maisons), contre – 2.3 % en 2014 à la même époque.

De ce fait, les prix signés s’établissent toujours à 1.0 % au-dessus de leur niveau d’octobre 2014 (0.1 % pour les appartements et 2.4 % pour les maisons).

Aussi, au-delà du ralentissement saisonnier habituel, le rythme annuel d’évolution des prix signés poursuit son redressement : avec – 0.3 % pour l’ensemble du marché (- 0.6 % pour les appartements et + 0.2 % pour les maisons).

Renforcement de la hausse des prix du neuf

Après avoir marqué le pas en septembre, les prix des logements neufs ont reculé en octobre, comme chaque année à la même époque : les prix signés ont diminué de 0.5 % au cours des 3 derniers mois (- 0.6 % pour les appartements et – 0.4 % pour les maisons). Ils se situent néanmoins encore à 1.9 % au-dessus de leur niveau d’il y a un an (2.3 % pour les appartements et 0.8 % pour les maisons).

En dépit de l’atténuation des pressions sur les prix constatée avec l’arrivée de l’automne, la hausse des prix du neuf se renforce, sur un an : + 1.2 % (+ 1.3 % sur les appartements et + 0.6 % sur les maisons). Dans ces conditions, l’année 2015 devrait renouer avec l’augmentation des prix des logements neufs, après plusieurs années de dépression.

Diversité des évolutions

Depuis la fin de l’été, sous l’effet du ralentissement saisonnier du marché, les prix signés marquent le pas ou reculent dans la plupart des villes de plus de 150 000 habitants : à Lyon, Marseille, Nantes, Paris ou Toulouse, par exemple. Dans près de 50 % de ces villes, néanmoins, la hausse s’est poursuivie au cours des 3 derniers mois : comme à Bordeaux, à Lille, à Montpellier ou à Nice, par exemple. La progression y est cependant moins rapide qu’avant l’été : et d’ailleurs sur Montpellier ou sur Nice, la tendance des prix sur 12 mois est de nouveau orientée à la baisse.

Ailleurs en Province, c’est de nouveau la baisse des prix mesurée sur 12 mois qui s’impose. Lorsque le marché n’a pas bénéficié d’un rebond suffisant de la demande, comme à Brest, Clermont Ferrand, Nîmes ou Perpignan, le recul des prix est toujours aussi rapide. Dans quelques villes néanmoins, comme à Aix en Provence ou à Orléans, la hausse des prix s’installe à un rythme relativement soutenu (plus de 2 % sur un an).

Avant la pause des mois d’hiver

Chaque année, l’activité connait une pause en août. Puis elle rebondit en septembre. Les ventes marquent alors le pas en octobre, avant d’amorcer un repli durant les mois d’hiver.

Après avoir progressé très rapidement dès le printemps, le rythme de la reprise commence donc à ralentir. D’autant qu’à l’été 2014, les ventes de logements anciens avaient commencé à rebondir. Néanmoins, en octobre, elles se sont établies à 5.9 % au-dessus de leur niveau d’octobre 2014.

Le niveau des ventes est maintenant en hausse de 7.6 % sur un an. Sur l’année, la progression de l’activité risque néanmoins de ne pas atteindre les 10 %. Une partie de la demande pourrait choisir de différer la réalisation de son projet, pour bénéficier en 2016 des nouvelles dispositions en faveur de la primo accession.

Retour à la normale pour les marges

En moyenne France entière, la marge de négociation s’est établie à 4.8 % en octobre. Elle est de 4.8 % pour les appartements et de 4.9 % pour les maisons.

Les marges étaient déjà revenues à leur niveau normal pour les maisons. Avec l’atténuation des tensions sur les prix habituelle durant l’automne, elles retrouvent progressivement leur niveau d’équilibre pour les appartements.

Dans certaines régions où les déséquilibres de marché semblent toujours marqués, les marges restent fortes (Bretagne et Limousin, par exemple). Elles sont descendues à bas niveau en Auvergne et en Midi-Pyrénées : ainsi qu’en Alsace, en Ile de France, en Lorraine et en Rhône-Alpes. Sur certains de ces marchés la pression de la demande reste forte, mais les tensions sur les prix s’allègent, comme chaque automne.

Un ralentissement saisonnier moindre en Province

En octobre, le niveau des ventes de logements anciens est en hausse de 9.0 % sur un an en Province et de 4.5 % en l’Ile de France.

La reprise du marché reste plus rapide en Province qu’en Ile de France. En outre, en Province, l’activité est maintenant supérieure de 6.5 % à son niveau d’octobre 2014 : l’écart de niveau est de 4.1 % en Ile de France. Le ralentissement saisonnier du marché est ainsi un peu moins prononcé en Province qu’en Ile de France.

Mais en Province, le niveau des ventes est toujours en retrait de plus de 20 % par rapport à son niveau de 2011, en raison de la panne de la primo accession. Alors qu’en Ile de France, l’activité a retrouvé son niveau de fin 2013, avant le blocage provoqué par la loi ALUR : le niveau des ventes y est donc comparable à celui de 2011.

En bref :

En Bref

Téléchargez l’intégralité de l’analyse de Michel Mouillart et du baromètre LPI-SeLoger de Décembre en cliquant ici.

Baromètre LPI-SeLoger Octobre 2015 : Repli saisonnier des prix de l’ancien

Par Michel Mouillart, Professeur d’Economie à l’Université Paris Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger

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Repli saisonnier des prix de l’ancien

Suivant le profil saisonnier habituel, les prix des logements anciens ont retrouvé plus de calme en septembre. La hausse des prix affichés par les vendeurs constatée dès février cède maintenant la place à un recul, néanmoins deux fois moins rapide qu’il y a un an, à la même époque : et le repli est plus rapide pour les maisons (- 1.0 % sur 3 mois) dont les variations de prix sont toujours assez fortes (tant à la hausse qu’à la baisse) que pour les appartements (- 0.3 % sur 3 mois).

Ainsi, même si l’activité du marché de l’ancien est restée soutenue en septembre, la pression sur les prix signés se fait maintenant moins forte : – 0.7 % sur 3 mois (+ 0.1 % pour les appartements et – 1.9 % pour les maisons), contre – 1.7 % en 2014 à la même époque.

Pour autant, les prix signés s’établissent toujours à 0.8 % au-dessus de leur niveau de septembre 2014 (0.3 % pour les appartements et 1.5 % pour les maisons).

Et en dépit du décrochage des prix observé durant l’automne 2014, le rythme annuel d’évolution des prix signés poursuit son redressement : avec – 0.6 % pour l’ensemble du marché (- 0.8 % pour les appartements et – 0.3 % pour les maisons).

Indice des prix

 

Ralentissement pour les prix du neuf

La hausse des prix des logements neufs s’est poursuivie en septembre, à un rythme plus lent qu’au début de l’été : les prix signés ont cru de 0.2 % au cours des 3 derniers mois (+ 0.2 % pour les appartements et + 0.2 % pour les maisons). Ils sont néanmoins à 1.6 % au-dessus de leur niveau d’il y a un an (1.7 % pour les appartements et 1.5 % pour les maisons).

En dépit de la pause habituelle du marché à la fin de l’été, la pression sur les prix ne se s’est pas relâchée. Et en septembre, la hausse des prix du neuf reste soutenue, sur un an : + 0.5 % (+ 0.6 % sur les appartements, mais stabilité sur les maisons). Durant l’automne, les prix reculent généralement, autant pour les appartements que pour les maisons. Mais l’année 2015 devrait se terminer sur une progression des prix du neuf.

Nombre de transactions

 

Le dynamisme des ventes

Après la pause observée en août, comme à l’habitude, l’activité du marché de l’ancien s’est ressaisie en septembre. Et les ventes se sont établies à 9.5 % au-dessus de leur niveau de septembre 2014.

Le rythme de la reprise commence donc à ralentir. Mais cela n’est pas surprenant puisque dès l’été 2014, les ventes de logements anciens avaient commencé à rebondir. D’ailleurs, le niveau des ventes est maintenant en hausse de 7.2 % sur un an. Et comme les conditions de crédit restent excellentes, la progression de l’activité sera de l’ordre de 10 % en 2015.

Mais pour l’heure, les interrogations portent sur la consolidation de la reprise. Elle ne pourra s’amplifier et ramener le marché vers les niveaux d’activité élevés qui prévalaient en 2011, que si les flux de la primo accession retrouvent plus de vigueur.

En bref :

En Bref

Téléchargez l’intégralité de l’analyse de Michel Mouillart et du baromètre LPI-SeLoger d’Octobre en cliquant ici.

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