Bâtiments connectés, solidaires : un nouvel enjeu pour les promoteurs ?

En décembre 2017, le gouvernement signait la charte « Bâtiments connectés, bâtiments solidaires » sur le salon de l’immobilier d’entreprise. Pourquoi la digitalisation du secteur de la construction est-elle indispensable ? Quels enjeux pour les promoteurs immobiliers ?

Bâtiments connectés et solidaires : un constat et une opportunité pour les promoteurs immobiliers

Aujourd’hui, plus de la moitié des Français ont un smartphone (61 %) et un peu moins d’un Français sur deux possède une tablette (46 %). Une enquête révélait qu’environ 84 % des cadres rencontraient des problèmes de connexion dans le cadre de leur travail et que, pour 86 % d’entre eux, cela les empêchait de travailler. Côté salariés, le constat est le même : 59 % d’entre eux constatent une mauvaise connexion au travail. Ce nouveau mode de vie, ainsi que les problématiques qu’il engendre, a donc ouvert de nouveaux horizons pour les promoteurs immobiliers : les bâtiments connectés. En effet, le secteur du bâtiment présente une marge de développement considérable dans le domaine du numérique, et ce dans tous les postes d’intervention (construction, rénovation, gestion de données, service à la personne, etc.).

De ce constat a découlé, en décembre 2017, la signature de la Charte « Bâtiments connectés, bâtiments solidaires ». Destinée à accélérer la transformation numérique du secteur de l’immobilier. Un an plus tard, près de 130 signataires ont signé le document.

La digitalisation du bâtiment : quels objectifs ?

Ce projet ambitieux veut faire du bâtiment connecté et solidaire un bâtiment plus humain. Celui-ci améliorera le confort d’usage et la qualité de vie dans les logements, les écoles, les bureaux, etc.
Le bâtiment de demain doit être connecté pour répondre aux nouvelles attentes des usagers, dans le cadre privé et professionnel. Ainsi, il doit permettre aux entreprises et à leurs collaborateurs de pérenniser leur activité grâce à de nouvelles formes de travail et de nouveaux services permis par le numérique. En outre, le bâtiment connecté doit pouvoir proposer des solutions de vie aux personnes en situation de handicap, indépendantes ou âgées par l’intermédiaire de ses services, qui créent du lien social.

Enfin, la digitalisation du bâtiment doit également être une réponse aux problématiques environnementales, notamment en apportant plus de confort et en créant de l’innovation technologique (pilotage à distance, outils et services adaptés à chaque habitant).

Les défis des bâtiments de demain

La Charte « Bâtiments connectés, bâtiments solidaires » définit un cadre de travail reposant sur six thématiques:

Le bâtiment connecté : l’immobilier écologique et sécurisant

En renforçant la performance environnementale, notamment grâce à une gestion de l’énergie optimisée, les bâtiments connectés poursuivent la nouvelle tendance dans le secteur immobilier : celle de l’écologie responsable. Un grand nombre de startups se positionnent d’ailleurs sur ce marché. Proposant leurs solutions aux grands promoteurs immobiliers français (suivi direct et contrôle de la consommation, vidéosurveillance, domotique, etc.).
Le développement d’un sentiment de confiance chez les usagers, afin de les rassurer sur l’utilité et la rentabilité des bâtiments connectés, l’encouragement des professionnels à expérimenter le bâtiment connecté, la création d’un observatoire qui recensera les opérations pilotes sont les prochaines étapes de ce projet d’avenir.

Les bâtiments connectés ont été pensés pour répondre aux nouveaux défis de la société. Ainsi, la digitalisation de nos vies a donné naissance à une nouvelle forme de marché immobilier, plus humain, plus solidaire. Aux promoteurs immobiliers revient maintenant la mission de concrétiser ces grands projets.

Les 4 nouveautés auxquelles vous devez penser lors de la construction de vos programmes

Changement des modèles familiaux, besoin de lien social, prise de conscience environnementale, développement des circuits courts… les promoteurs immobiliers se doivent d’innover pour répondre aux évolutions de la société.

Développement de l’agriculture urbaine : quel impact pour les promoteurs ?

Avec la prise de conscience environnementale des particuliers, dont découle le développement de l’agriculture urbaine, les promoteurs immobiliers ont une nouvelle carte à jouer. En effet, la végétalisation des espaces urbains fait partie des projets innovants qui vont dessiner le visage des villes de demain. Or, c’est principalement aux promoteurs immobiliers de réintégrer la nature et l’agriculture au cœur des villes, par le biais de fermes verticales, de façades végétalisées ou de potagers partagés, directement intégrés à leurs programmes de logements neufs. La végétalisation des résidences immobilières est une demande forte des citadins, qui rêvent de faire pousser leurs propres légumes et de les cueillir au pied de leur immeuble. Les potagers partagés permettent aussi de réinstaurer du lien social en ville, autre préoccupation majeure des urbains.

Le développement des voitures électriques

Depuis quelques années, nous assistons au « boom » des voitures électriques. Ce phénomène oblige les promoteurs immobiliers à s’adapter. Ainsi, depuis le 1er janvier 2017, toutes les demandes de permis de construire déposées doivent prévoir des dispositifs de recharges pour les véhicules électriques et hybrides. Le pourcentage de places pré-équipées dépend du nombre total de places de stationnement. En-dessous de 40 places, ce sont la moitié des places qui doivent être conçues de manière à pouvoir accueillir ultérieurement un point de recharge pour véhicule électrique. Lorsque la capacité du parking est supérieure à 40 places, ce sont 75 % des places de stationnement qui doivent être pré-équipées. Pour se démarquer, il peut être judicieux de proposer des programmes avec 100 % des places de pré-équipées : un argument de vente qui peut « faire mouche ».

La modularité : une réponse aux changements des modèles familiaux

Multiplication des familles recomposées, prolongement des études et entrée plus tardive sur le marché du travail, allongement de la durée de vie… face à ces phénomènes de société, les promoteurs immobiliers doivent s’adapter et proposer des solutions afin d’éviter aux particuliers de déménager trop régulièrement pour trouver le logement parfaitement adapté (ce qui peut être long et coûteux). L’espace des habitations doit donc pouvoir être modulable, c’est-à-dire reconfiguré selon les besoins des occupants, pour leur permettre aux d’y rester plus longtemps. Cela consiste à rendre modulable un ensemble de pièces à vivre conçues autour d’un noyau commun. L’espace à vivre est ainsi facilement modifiable, avec des cloisons que l’on peut poser et retirer pour couper une pièce en deux ou modifier la taille d’une pièce.

Connectivité au cœur des logements

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde de plus en plus connecté, avec l’avènement des réseaux sociaux, smartphones, tablettes ou encore voitures connectées. Les promoteurs immobiliers doivent s’adapter à ce monde digitalisé et proposer des logements neufs où la connectivité est reine. Si aucune règlementation n’impose, pour le moment, la domotique dans les nouvelles constructions, il semble néanmoins indispensable de prendre les devants en proposant des logements 3.0. En effet, même si cela engendre des coûts de production plus élevés, impactés sur le prix du logement, les acheteurs actuels sont prêts à mettre le prix pour gagner en confort de vie (chauffage et éclairage contrôlé à distance, thermostat connecté, etc.) et réduire leur consommation énergétique.

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