Habiter la France demain : une étude qui met en avant les priorités des Français

 

En octobre dernier, nous vous donnions rendez-vous au salon Rent pour échanger ensemble sur vos besoins, mais aussi pour vous convier aux ateliers organisés par le Groupe SeLoger.

Le 21/10 dernier avait donc lieu la conférence* « Pourquoi faut-il vraiment réinventer l’immobilier demain ? » en présence d’Emmanuelle Wargon, Ministre du Logement, Pascal Boulanger, Président de la FPI, Julien Savelli, Président délégué de la FNAIM et Caroline Evans de Gantès, Country Managing Director du Groupe SeLoger. Cet échange était organisé suite à la sortie de l’étude menée par le Groupe SeLoger et BVA, et de celle du Ministère du Logement.

 

Les professionnels de l’immobilier ont globalement confiance en l’avenir de la profession et leur rôle

A travers l’étude menée avec BVA, le Groupe SeLoger dévoile la vision des professionnels de l’immobilier (agences et agents mandataires) sur les 5 prochaines années. Ainsi, 72% déclarent être confiants sur l’avenir de leur profession et 75% estiment que leur rôle dans l’univers de l’immobilier sera autant voire plus incontournable (dont 35% plus incontournable).

En ce qui concerne leurs missions, la participation active aux innovations digitales pour fluidifier le marché immobilier est la mission qui prendra le plus d’importance pour près de 2/3 des professionnels. C’est pourquoi le Groupe SeLoger a d’ores et déjà mis en place des actions digitales pour ses utilisateurs.

 

Quel est leur point de vue sur le parc immobilier dans 5 ans ?

D’après ces professionnels de l’immobilier, le parc immobilier français comptera autant (pour 41% des professionnels) voire plus (pour 49%) de propriétaires de leur logement dans 5 ans. Les Français devraient être plutôt en attente de logements individuels (pour 83% de professionnels), alors que pour 56%, ce sont les logements collectifs qui devraient le plus se développer

En parallèle, l’étude « Habiter la France de demain » menée par le Ministère du Logement démontre que 62% des personnes déclarant avoir ressenti de nouveaux besoins pendant la crise du Covid résident en appartement. Concernant ceux qui résident en maison individuelle, ils sont près de 73% à ne pas vouloir changer pour un autre type de logement.

L’isolation thermique, un critère qui prend de l’importance

Les critères de choix d’un logement qui prendront le plus d’importance, dans les 5 prochaines années, seront l’isolation thermique (90% des professionnels de l’immobilier estiment que ce critère prendra plus d’importance dans le choix d’un logement, dont 66% de beaucoup plus) et phonique (84%), la présence d’un espace pour le télétravail (81%), le classement DPE (75%) concernant le bien, mais aussi la proximité avec des espaces verts (83%) ou des transports publics (77%), concernant l’environnement du bien. 

 

Quels sont les leviers possible pour réinventer l’immobilier de demain ?

Les opinions sont partagés concernant les leviers possibles, néanmoins on constate que 2 leviers se dégagent :
> « Favoriser l’accès à la propriété grâce à un crédit plus accessible » (cités par 60% des professionnels de  l’immobilier dans le top 3 des leviers – dont 33% le citant en premier) en lien avec part de propriétaires présumée aussi voire plus importante dans les 5 prochaines années. 

> « Favoriser la création de bassins d’emploi dans des zones résidentielles pour limiter les déplacements »  (cité par 51% des professionnels).

Ce 2e levier est d’autant plus souligné dans l’étude du Ministère du Logement qui indique que 88% des habitants de ville de moins de 20 000 habitants ne veulent pas déménager pour une ville d’une autre taille.

 

Des leviers liés aux attentes en terme d’environnement du bien

On peut constater que les 2 leviers cités ci-dessus peuvent être liés aux attentes en terme d’environnement du bien. En effet, 2 éléments pèseront dans la balance selon les professionnels de l’immobilier : la proximité avec des espaces verts et l’accès aux transports publics.

 

Pour résumer, pour les professionnels de l’immobilier, réinventer l’immobilier de demain c’est se digitaliser, anticiper et apporter des solutions concrètes pour répondre aux attentes des français.

 

*Retrouvez la conférence en replay en cliquant ici >>

3D, visite virtuelle, drone : les nouveaux outils 2.0 de l’agent immobilier

Aujourd’hui indissociable d’Internet, le métier d’agent immobilier a beaucoup changé grâce au numérique. Si la traditionnelle photographie est toujours un préalable incontournable, de nouveaux outils numériques très puissants apparaissent sur le marché de l’immobilier.

Plus qu’une vidéo, la visite virtuelle

Une vidéo permet de faire découvrir le bien immobilier, à l’image d’un spot publicitaire : elle met en valeur ses atouts, donne une première vision des volumes, de l’agencement des espaces. En général courte pour pouvoir être diffusée sur le site Internet ou directement en vitrine d’une agence, la vidéo a l’inconvénient d’imposer au visiteur une certaine vision du bien.

La visite virtuelle va plus loin. Elle est réalisée à partir de photos ou d’un logiciel 3D qui va reconstituer virtuellement le bien. Les technologies sont de plus en plus poussées et permettent un rendu quasi réel tout en évitant la déformation d’images. En 2017, 85 % des clients souhaitaient pouvoir visiter virtuellement un bien qui les intéresse (1).

Les vidéos tournées à 360° donnent la possibilité de se déplacer à l’intérieur du bien. Cette visite peut se réaliser via un simple ordinateur, mais aussi en agence grâce à un casque de réalité virtuelle : le client déambule dans les pièces comme s’il se trouvait sur place.

Ces outils de visite virtuelle sont très intéressants à double titre. D’abord, ils évitent les déplacements et il est donc possible de visiter plusieurs biens en un temps record. Ensuite, ils limitent les contraintes logistiques (présence et disponibilité du propriétaire, gestion des clés…) et facilitent la prise de décision.

 

Les prises de vues aériennes pour découvrir son environnement

La géolocalisation des offres est de plus en plus prisée par les acheteurs potentiels. En effet, l’acte d’achat est parfois conditionné autant par l’emplacement du bien, que par le bien lui-même. Il est donc primordial de présenter la maison ou l’appartement dans son environnement (rue, quartier, équipements voisins…).

La démocratisation des drones permet aujourd’hui de proposer des vues aériennes de très bonne qualité. Très prisées pour donner une idée de la surface du bien, notamment lorsqu’il s’agit d’un terrain à bâtir, elles permettent de découvrir aussi sa configuration dans le voisinage.

 

La 2D et la 3D pour aider l’acheteur à se projeter

Vous utilisez peut-être déjà les techniques de home staging pour valoriser les biens à vendre. Il s’agit de dépersonnaliser la maison ou l’appartement afin de permettre au client de se projeter plus facilement. Cependant, cette technique a un coût et n’est pas toujours possible.

Aujourd’hui, la technologie 3D permet de réaliser un home staging virtuel en proposant une nouvelle décoration, voire un nouvel aménagement. Abattre virtuellement une cloison pour agrandir une pièce à vivre ou au contraire séparer une grande chambre pour en faire deux plus petites suffit parfois pour emporter la décision.

La réalisation de plans 2D aide vos clients à appréhender l’organisation du bâtiment. Ils peuvent, par exemple, anticiper des travaux de rénovation plus facilement, en visualisant l’agencement des pièces et les circulations. Ces plans peuvent être aussi modélisés en 3D, ce qui a l’avantage de gommer totalement les éventuels défauts du bien.

Lorsqu’il s’agit de vente en VEFA, la 2D et la 3D permettent au client de configurer son futur logement en visualisant directement le rendu en fonction du matériau choisi pour les sols, les murs, les plans de travail…

 

L’exploitation des données comme outil de prospection

Ce n’est pas un outil de visualisation, mais la dématérialisation des actes immobiliers est également devenue incontournable. État des lieux, mandat, bail, promesse de vente ou compromis, tout se numérise. La crise sanitaire a accéléré la mise en place de la signature électronique pour les actes authentiques chez le notaire.

Les données, qu’elles soient personnelles ou ouvertes, sont également un enjeu numérique fort de ces prochaines années. Croisées avec l’évolution des prix du marché ou le délai de vente, ces datas permettent en effet de proposer des offres très personnalisées aux clients, voire d’anticiper des comportements d’achats. De nombreuses start-ups proposent des solutions pour exploiter au mieux ces données.

L’apport des outils numériques révolutionne votre métier d’agent immobilier. On pourrait penser que ces outils menacent à terme la profession, mais il n’en est rien. Au contraire, ils nécessitent une médiation que seul un agent immobilier peut apporter. Vous (re)devenez ainsi un véritable conseiller et non plus seulement un intermédiaire entre vendeur et acquéreur. Grâce à votre savoir-faire et vos connaissances, vous accompagnez le client dans sa décision d’achat.

 

Sources :
https://visiteprivee.fr/les-atouts-de-la-visite-virtuelle-3d-pour-les-agences-immobilieres/

Immobilier : quels sont les changements attendus pour la rentrée 2020 ?

Après deux mois de confinement, le marché immobilier français a connu un rebond du volume des transactions remarquable. Contre toute attente, les prix ont même continué à grimper dans la plupart des communes de l’hexagone. Pourtant, des incertitudes demeurent quant à l’impact réel de la crise sanitaire sur le secteur. Mais alors, quels changements sont attendus sur le marché immobilier pour la rentrée 2020 ? Analyse.

Un marché immobilier résilient

Une demande solide

Après un ralentissement sans précédent du volume des transactions pendant le confinement, le marché immobilier est reparti à la hausse, porté notamment par une demande toujours plus forte. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce redémarrage :

• La volonté de changer de logement après le confinement ;
• La sécurisation des investissements face aux incertitudes des marchés financiers ;
• La crainte d’une nouvelle fiscalité sur les achats et ventes.

 

Des taux toujours bas

Après une légère hausse des taux pendant le confinement (de 0,2 à 0,5 point), ces derniers se sont stabilisés en juin, pour finalement redescendre au mois de juillet. Actuellement, la plupart des banques proposent des taux moyens de 0,89 % sur 15 ans, 1,02 % sur 20 ans et 1,34 % sur 25 ans. Aucun changement majeur ne devrait être constaté sur ce point à la rentrée. En effet, traditionnellement, le mois de septembre est marqué par le traitement de dossiers non évalués en août. Il est donc peu propice à des mouvements sur les taux.

 

De nouveaux besoins créés par la crise sanitaire

La crise sanitaire va très probablement influencer les tendances du marché immobilier pour la rentrée 2020. Le confinement et la mise en place du télétravail pourraient favoriser les maisons avec jardin, les logements plus éloignés des grandes agglomérations ou encore les résidences secondaires. En revanche, la reprise sera sans doute plus lente dans d’autres secteurs plus fortement impactés par la crise (immobilier de tourisme ou de bureaux notamment).

 

Rentrée 2020 : des incertitudes persistent

La reprise sera-t-elle durable ?

La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) alerte sur une possible reprise en « U » du volume des transactions immobilières. Passé l’euphorie de ces dernières semaines, le marché pourrait en effet connaître une chute de transactions (entre 25 et 30 % selon la FNAIM), causée notamment par l’augmentation du chômage et par la poursuite de l’activité partielle. Les licenciements probables, annoncés notamment dans les grands groupes industriels, et la mise en faillite de nombreuses TPE/PME à la rentrée pourraient impacter fortement la demande immobilière.

Les banques continueront-elles à jouer le jeu ?

Si les taux restent bas, pour certains de vos clients, les conditions d’accès au crédit immobilier pourraient se durcir. C’est le cas notamment pour les primo-accédants et ceux disposant des dossiers les plus fragiles. En pratique, les professionnels du secteur le constatent déjà. Les recommandations du Haut Conseil à la Stabilité Financière (HCSF) pèsent ainsi fortement sur les conditions d’octroi de crédits par les établissements bancaires. C’est notamment le cas pour ceux dépassant les 33 % d’endettement ou souhaitant financer leur bien à 110 %. Ces recommandations, suivies plus ou moins bien au premier semestre 2020, sont désormais strictement appliquées par les établissements bancaires.

Bon à savoir : La HCSF devrait communiquer de nouvelles recommandations courant septembre et sans doute faire évoluer sa position. Cela dit, même dans ce cas, il est peu probable de constater un changement dans l’octroi des crédits avant la fin de l’année.

Des aides pour l’immobilier du neuf ?

Des incertitudes demeurent également sur le marché du neuf. Arrêt des chantiers, mesures d’hygiène coûteuses, délai d’obtention de permis de construire ralenti, le secteur se trouve durement impacté par la crise sanitaire. Les retards s’accumulent mettant en danger l’offre de logements neufs pour le dernier trimestre 2020. Pour soutenir le secteur, des aides considérables devraient être prochainement dévoilées par le gouvernement. Elles devraient notamment concerner un allègement des charges des professionnels du bâtiment et un élargissement des conditions d’octroi de la Prime Rénov’.

Même s’il est peu probable que le secteur immobilier échappe totalement à la crise, il est fort probable que celui-ci parvienne à tirer son épingle du jeu, grâce notamment à des taux bas et une demande qui semble vouloir se maintenir. Il faudra néanmoins attendre la rentrée de septembre et les annonces du gouvernement pour évaluer plus justement les impacts réels de cette crise sans précédent.

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