Pyramides d’or : les programmes du neuf récompensés pour l’année 2020

Le concours des Pyramides d’or est organisé chaque année par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI). Il récompense des programmes neufs de logements ou tertiaires exemplaires sur les thèmes de l’innovation, du développement durable et du savoir-faire. Découvrez les 9 lauréats de l’édition 2020, dévoilés le 16 décembre dernier.

Grand prix national Pyramide d’or

Soutenu par la SOCFIM, numéro 2 du financement de la promotion immobilière, le Grand prix national récompense la meilleure opération en termes d’esthétique et d’innovation, que ce soit au niveau des équipements, de la conception ou des usages. Le projet doit contribuer à l’intégration sociale et s’inscrire dans une démarche de développement durable.

Le lauréat est un projet de Cogedim et Coffim, baptisé « Asnières So Ho », qui sera livré à Asnières-sur-Seine en 2022. Les architectes Ory & Associés ont imaginé 5 bâtiments proposant 270 appartements, dont 70 logements sociaux, pour une surface totale de plancher de 18 150 m². Le point fort du projet est son architecture innovante et la multiplicité des espaces verts, notamment 1 300 m² de terrasses végétalisées et 4 000 m² de parc dédié à la biodiversité avec des nichoirs à oiseaux et des hôtels à insectes. Les toits seront exploités par de l’agriculture urbaine et les eaux de pluie réutilisées.

 

Prix de l’innovation industrielle

Parrainé par le Groupement des Industriels de la Prescription (GPI), ce prix valorise particulièrement l’innovation des programmes de construction de logements.

Le lauréat est l’opération « Brazza, les volumes capables » d’Eden Promotion à Bordeaux. Livrés en 2022, ces deux bâtiments conçus par Michel Hardoin de l’Atelier 6 Architecture proposent 32 logements évolutifs particulièrement innovants. Chacun d’entre eux intègre en effet une annexe de 20 à 50 m² permettant de doubler la surface habitable, grâce à une hauteur de 5 m sous plafond. Ces appartements personnalisables peuvent ainsi s’adapter aux besoins et aux évolutions de la vie des propriétaires.

Prix de l’immobilier d’entreprise

Dédié aux opérations d’immobilier tertiaire, ce prix est parrainé par la SMABTP qui propose des solutions d’assurances pour les professionnels du BTP et de l’immobilier.

L’opération lauréate, « MA.AT », a été livrée début 2020 à Arcachon par Demathieu-Bard et conçue par l’architecte Laurent Portejoie de l’atelier King Kong Five. Ce bâtiment original abritera à terme l’office de tourisme, la médiathèque-ludothèque, des salles de conférences, une maison des associations et des bureaux. Son originalité : insérer un bunker de la deuxième guerre mondiale dans sa structure.

 

Prix de la mixité urbaine

Cette Pyramide d’or est parrainée par Chevreuse Courtage, cabinet indépendant spécialisé dans l’assurance de la construction et la prévoyance collective. Il récompense un ensemble urbain comprenant plusieurs bâtiments et des services associés, soit dans une zone de restructuration urbaine, soit dans un secteur d’urbanisation.

Le lauréat est « L’étoffe » de Nacarat et Nodi à Villeneuve-d’Ascq, conçu par De Alzua Architectes. L’opération, livrée en 2021, se situe sur l’ancien site d’usines textiles des 3Suisses. Elle propose 2 700 m² de commerces et des services de santé, ainsi que 58 logements en accession libre, sociaux ou évolutifs.

 

Prix de la conduite responsable des opérations

Ce prix valorise le comportement responsable des promoteurs dans la conduite de leurs opérations immobilières. Il est parrainé par l’Apave, bureau de contrôle spécialisé dans les risques techniques, humains et environnementaux pour les entreprises et les collectivités.

L’opération « Novadiem » de Bouygues Immobilier à Toulouse a été imaginée par Cobe Architecture au cœur du projet urbain Grand Parc Garonne. Près de la moitié de la surface totale est dédiée aux aménagements paysagers, autour de deux bâtiments proposant 110 logements d’une surface moyenne de 60 m². Les rooftops de 600 m² accueilleront des pataugeoires, des solariums, des espaces barbecue… et le parking prévoira près de 130 places de stationnement vélo.

 

Prix du bâtiment bas-carbone

Parrainé par EDF, producteur et fournisseur d’électricité, ce prix vise à récompenser les programmes qui démontrent la faisabilité des projets de construction bas-carbone dans la durée.

C’est le cas du projet « Origine » proposé par le Groupe CISN à Saint-Nazaire et imaginé par l’architecte Asa Gimbert. Située dans le nouvel éco-quartier de Sautron, à 200 m de la mer, cette opération livrée en 2021 compte 48 logements en accession libre et abordable, répartis sur deux bâtiments. Les constructions seront conformes aux standards de la maison passive et au niveau E2C2 de la démarche bas-carbone. Son originalité réside également dans l’aménagement d’un « jardin des possibles » en co-conception avec les acquéreurs des appartements.

 

Prix des premières réalisations

Parrainé par la Banque Populaire, ce prix vise à récompenser une nouvelle génération de promoteurs. Le lauréat est « L’Éveil » de Neopromotion à Castelnau-le-Lez, créé par l’architecte IPC Laurent Besnier. Le dispositif architectural ingénieux s’adapte à la configuration particulière de la parcelle, en longueur et mitoyenne sur trois côtés d’une maison individuelle placée au centre du terrain. Ce bâtiment à taille humaine propose 19 logements, la plupart traversants ou bi-orientés et tous pourvus de terrasses.

 

Prix du grand public

Les particuliers pouvaient également élire leur projet préféré lors de l’émission en direct en Web Live TV. Ce prix, parrainé par le gestionnaire du réseau de gaz naturel GRDF, a été remis à l’opération « Le Bird », commercialisée par KIC au Touquet. Le maître d’œuvre est Projex Ingénierie et l’architecte ORY Architecture.

Ce projet de 5 bâtiments propose 13 appartements et une maison individuelle. Il a été conçu en harmonie avec la forêt du Touquet où il est implanté, en évitant par exemple les clôtures pour permettre aux animaux de déambuler. Les logements sont habillés de bois pour donner un esprit cabane d’enfants.

 

Prix BIM & data

Ce nouveau prix est soutenu par Socotec, bureau de contrôle dans les domaines de la qualité, de la sécurité, de la santé et de l’environnement. Il récompense les démarches de transition digitale engagées par les promoteurs. Le BIM (building information modeling) permet d’améliorer les délais et la maîtrise des risques, mais aussi les performances techniques, financières et organisationnelles de la construction.

Le lauréat est « Les Terrasses de Jade » de LP Promotion à Toulouse, imaginé par Taillandier architectes Associés. Les points forts de l’opération qui sera livrée en 2021 sont le jardin public et la place ouverte accueillant des locaux d’activités et 103 logements répartis sur 6 bâtiments.

Malgré une année marquée par la crise sanitaire, la FPI a tenu à décerner ses Pyramides d’or afin de récompenser les projets et les réalisations de ses adhérents. Ces 9 programmes neufs proposent le meilleur de l’innovation, de la qualité, de l’esthétique ou des performances.

 

Logement et urbanisme : les propositions des candidats à la mairie de Paris en 2020

La campagne pour les élections municipales 2020 est maintenant lancée à Paris comme dans toutes les communes de France. Bien qu’elle n’arrive seulement qu’en sixième position dans la liste des préoccupations des Parisiens, la thématique du logement tient une place importante dans les projets de mandats des candidats. Difficile pourtant de trouver des leviers efficaces dans ce secteur déjà ultra encadré. Voici un panorama des propositions des principaux candidats au fauteuil de maire.

 

Benjamin Griveaux veut aider les ménages à acheter intramuros

Le candidat de la République en marche, aujourd’hui remplacé par Agnès Buzyn, souhaitait s’attaquer au problème de l’accession à la propriété dans Paris intramuros. Le prix moyen au m² y dépasse en effet les 10 000 €, interdisant tout achat immobilier à de nombreux ménages, notamment des classes moyennes.

Un organisme spécialement créé pourra apporter jusqu’à 100 000 € pour financer l’achat d’une résidence principale. Lors de la revente, la Ville de Paris prendra à sa charge une part de la plus-value, à hauteur de 20 % maximum du prix du bien. Benjamin Griveaux espère ainsi acquérir 20  000 logements, financés à la fois par le budget communal (700 millions d’euros) et le secteur privé (1,3 milliard d’euros). Vous devriez donc pouvoir de nouveau répondre à la demande toujours importante de potentiels acquéreurs de biens en intramuros.

Autre proposition phare : mettre l’accent sur le logement intermédiaire, dont les loyers sont inférieurs de 10 à 15 % à ceux du marché, en puisant sur les 500 millions d’euros annuels consacrés au logement social. L’ancien porte-parole du gouvernement souhaite également que la ville puisse louer les logements vacants aux propriétaires réticents, afin de les sous-louer aux classes moyennes : de quoi relancer par ailleurs l’offre de biens à louer pour les professionnels de l’immobilier.

Dernière mesure envisagée : un moratoire sur les travaux dans Paris intramuros. Les 7  000 chantiers en cours seraient suspendus jusque fin 2020 (hormis impératifs de sécurité) afin de « redonner du calme aux Parisiens » selon Benjamin Griveaux. L’objectif est aussi de réunir autour de la table tous les acteurs, ville, concessionnaires, riverains, commerçants pour harmoniser les calendriers d’interventions. La suspension des travaux pourrait retarder la livraison de logements en cours de construction et, de fait, ralentir la conclusion d’actes de vente.

Anne Hidalgo met Paris au vert

En matière d’urbanisme, la candidate sortante entend mener un « chantier de végétalisation massive » à travers des forêts urbaines et des rues piétonnes végétales. De grands espaces boisés pourraient ainsi voir le jour derrière l’opéra Garnier, devant l’Hôtel de Ville, au pied de la tour Montparnasse ou gare de Lyon. Parallèlement, des mini-forêts d’une trentaine d’arbres et de pelouse seraient aménagées dans chaque arrondissement sur des parcelles de 200 m².

L’objectif : planter 170 000 arbres pendant son mandat, en ayant également recours au parrainage (un arbre planté pour chaque naissance). Elle souhaite en outre faire reculer le bitume sur les quais de Seine, créer de nouveaux parcs et deux potagers urbains dans les bois de Vincennes et Boulogne. Ces améliorations du cadre de vie vous donneront des arguments supplémentaires pour convaincre de potentiels acquéreurs de biens dans ces quartiers.

Côté logement, la candidate PS veut produire plus de logements abordables en mobilisant vingt milliards d’euros. Les appartements produits seraient ensuite loués 20 % moins cher par la ville. Une « société immobilière pour le logement abordable » associera fonds publics et la Caisse des dépôts, mais aussi des investisseurs privés dont vous pourrez faire partie.

 Réformer la propriété foncière pour rendre l’accession abordable
Pour permettre au plus grand nombre d’accéder à la propriété, la Ville de Paris envisage de séparer la propriété du foncier de celle du bâti. Les acquéreurs achètent les murs, mais le terrain fait l’objet d’un bail de 99 ans. Ce montage devrait permettre de diviser les coûts d’accession par deux sur des projets qualitatifs : des perspectives très intéressantes en matière de promotion immobilière.

Autre enjeu pour Anne Hidalgo : veiller à la bonne répartition des logements sociaux dans les différents arrondissements, le quota des 25 % imposé par la loi SRU devant être atteint d’ici 2025 (il est de 22,6 % en 2020).

Enfin, elle souhaite s’attaquer de front aux plateformes de location saisonnière (type Airbnb) afin de limiter les meublés touristiques dans les arrondissements centraux. Son objectif : remettre sur le marché classique 30 000 logements. De quoi répondre à la demande de vos clients à la recherche d’une location permanente à Paris.

 

Rachida Dati met l’accent sur la sécurité et la famille

Si Rachida Dati (Les Républicains) a axé son programme sur la sécurité, en matière de logement, elle vise les classes moyennes. Elle souhaite multiplier par trois le nombre de logements sociaux qui leur seraient proposés, mais avant tout, elle estime nécessaire de restaurer le parc existant. Elle s’engage à créer le dispositif « Paris d’Avenir » destiné aux familles qui veulent s’installer ou s’agrandir. Une aide financière de 1200 € sur trois ans serait ainsi destinée à couvrir notamment les frais de déménagement et d’installation.

Elle souhaite également reconvertir des bureaux vides en appartements, à raison de 1 500 par an et limiter à 30 % le quota de logements sociaux par quartier. Concernant l’accession à la propriété, Rachida Dati propose de la relancer en vendant une partie du parc social. Là encore, des opportunités d’opérations immobilières intéressantes pourront se présenter pour trouver des acquéreurs à ces logements.

 

Cédric Villani : construire là où c’est possible

L’ex-candidat de la République en marche Cédric Villani veut accélérer la construction de logements neufs en proche couronne où du foncier est encore disponible, ce qui présagerait de belles perspectives de nouvelles opérations immobilières. Il souhaite également améliorer l’efficacité énergétique de 40 000 logements chaque année et encadrer les loyers du privé. Les résidences secondaires seraient surtaxées et la durée de location saisonnière limitée à 60 jours par an.

David Belliard veut sortir Paris du béton

De son côté, l’écologiste David Belliard veut également transformer les 500 000 m² de bureaux vides en logements à destination des classes moyennes et défavorisées, tout en bloquant les loyers pour cinq ans. Une mesure qui remettra sur le marché immobilier de nombreux appartements à louer ou à acquérir. Le credo du candidat : sortir Paris du béton, le libérer de la voiture et lutter contre la cherté. Il souhaite lui aussi créer des logements dans chaque espace vacant.

 

Serge Federbusch (RN) et Danielle Simonnet (LFI) en lutte contre la spéculation

Le libéral Serge Federbusch, soutenu par le Rassemblement national, veut permettre aux locataires sociaux d’acheter leur logement au prix du loyer, via notamment une convention entre la ville et les banques pour proposer des financements à long terme. Lui aussi espère transformer en logements les bureaux vides et surfaces commerciales vacantes. Son idée : baisser les droits de mutation et accorder des exonérations, des facilités qui devraient inciter les propriétaires à s’adresser à vous pour mettre en vente de tels biens.

Quant à Danielle Simonnet pour la France insoumise, elle se montre très offensive sur le domaine du logement : taxation des transactions immobilières et des résidences secondaires, droit de préemption renforcé, encadrement de l’activité des promoteurs et des prix de sortie, création de 12 000 logements sociaux par an. Elle prône également l’augmentation de logements d’urgence et une production accrue de logements ouverts à l’accession aidée (PLAI et PLUS). Ces mesures drastiques pourraient ralentir votre activité, car les transactions immobilières sont rendues plus difficiles et encadrées.

 

Sans surprise, l’accession à la propriété de la classe moyenne et l’accès aux logements sociaux pour les plus modestes figurent parmi les mesures phare des différents candidats. L’objectif partagé est de freiner la hausse des prix, pour mieux répondre à la demande qui reste très importante. La plupart des mesures proposées par les candidats devraient relancer le marché des transactions immobilières en remettant sur le marché des biens à acheter ou à louer. Une bonne nouvelle

Gros plan sur 5 programmes résidentiels totalement atypiques

On entend souvent que la promotion immobilière, c’est surtout de la gestion des risques. Certains professionnels, pourtant, ne manquent pas d’audace. Tour d’horizon de quelques ensembles architecturaux de logements, en France ou à l’étranger, qui valent le coup d’œil.

1. Des logements collectifs dans des containers

Le groupe Lamotte a transformé 40 containers maritimes en 12 logements sociaux allant du T2 au T4, vendus 1500 euros le m2. Pas de terrassements lourds pour cette opération, qui a été livrée en 2016 au terme d’un chantier d’à peine plus d’un an. Suite au succès de ce programme situé à la Chapelle-Thouarault, à 20 kilomètres de Rennes, Lamotte a d’ailleurs récidivé avec d’autres projets similaires dans la région. L’avenir de la promotion immobilière écolo est-il en boîte ?

 © Lamotte

© Lamotte

 © Lamotte

© Lamotte

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Habiter dans un immense arbre blanc à Montpellier

Le Groupe Promeo, le Crédit Agricole Languedoc Immobilier, Evolis Promotion et Opalia : 4 promoteurs se sont associés pour faire sortir de terre cet ensemble magistral de 110 appartements et espaces de loisirs sur 17 étages notamment imaginé par l’architecte japonais Sou Fujimoto. Alors que la livraison est finalement prévue au 3e trimestre 2018, moins de 5 lots restent en vente à ce jour dans l’Arbre Blanc.

L'Arbre Blanc

L’Arbre Blanc

3. Un logement social construit en 3 jours par un robot

En septembre prochain, cette maison de 5 pièces sur 95 m2 sera imprimée en 3D sur un terrain situé à l’est de Nantes, puis vendue 195 000 euros. Cette technologie révolutionnaire baptisée BatiPrint3D s’appuie sur un robot-maçon capable de construire un coffrage en mousse polyuréthane puis de couler du béton en toute autonomie. Porté par le CityLab de Nantes Métropole, le projet YHNOVA a été conçu en collaboration avec Bouygues Construction, LafargeHolcim et PRB, et plusieurs laboratoires de recherche. Une prouesse technologique qui pourrait bien changer la donne sur les chantiers dans les années à venir.

© Nantes Métropole Habitat

© Nantes Métropole Habitat

4. Un cloitre réhabilité

Il y a encore quelques années, le bâtiment hébergeait des frères carmélites, qui vivaient dans le recueillement et la prière. Après une réhabilitation opérée par le groupe Sofim, l’ancien Couvent des Carmes au centre-ville de Lille renaîtra début 2019 sous forme de 33 appartements. Au cœur de cet ensemble atypique : l’ancien jardin du cloitre qui fera office de cour commune. Dans un second temps, un programme neuf de plusieurs dizaines de lots supplémentaire sera lancé dans une autre aile du couvent. Quand les promoteurs s’emparent de l’histoire…

Sofim, l’ancien Couvent des Carmes

Sofim, l’ancien Couvent des Carmes

5. Un écoquartier agroécologique, en Inde

Il s’appelle Hyperions, comme le séquoia le plus haut du monde. Composé de 6 tours-arbres de 36 étages, cet ensemble hybride de bureaux et logements, qui devrait être livré à l’horizon 2020 à New Delhli, a été dessiné par l’architecte belge Vincent Callebaut et un argro- écologiste indien. Car ce projet vise non seulement l’autonomie énergétique mais également l’autonomie alimentaire, avec des bassins de pisciculture, des serres hydroponiques sur les balcons pour cultiver fruits et légumes !

© Vincent Callebaut Architectures

© Vincent Callebaut Architectures

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